Publié par : iutgea2009 | 27 février 2010

Interview de Mme.Naves

Le projet « blog et journal » de l’IUT GEA de Brétigny-sur-Orge a réalisé pour vous une série d’interviews sur les enseignants que vous côtoyez au quotidien. Deux thèmes principaux seront fréquemment abordés : celui de la diversité des savoirs et expériences à l’IUT GEA de Brétigny-sur-Orge, et celui de l’accessibilité et du profil pour un DUT GEA. Aujourd’hui, voici la retranscription de l’interview de Mme.Naves:

Marie-Cécile Naves est attachée d’enseignement et de recherche en sciences de l’information et de la communication à l’IUT GEA de Brétigny depuis septembre 2008. Elle est chargée des TD « principes » et « techniques » de la communication et co-responsable du projet tutoré « blog et journal », et suivi de 3 stages de 2e année.

Thème : La diversité des savoirs et expériences.

Pouvez-vous nous raconter brièvement votre cursus scolaire/professionnel ?

J’ai obtenu un bac C (mathématiques) de justesse à 17 ans. Après une prépa HEC et une école de commerce, je me suis orientée vers une formation universitaire préparant au métier d’enseignant-chercheur : j’ai effectué un DEA (équivalent du Master 2 actuel), puis un doctorat de science politique à l’Université Paris 9-Dauphine. Par la suite, j’ai fait un post-doctorat en sciences de l’information et de la communication à la Maison des Sciences de l’Homme à Paris. J’ai deux grandes thématiques de recherche : l’analyse des discours sur la diversité culturelle, et les États-Unis contemporains.

Pourquoi avoir choisi de vous orienter dans la voie de … l’enseignement ? L’enseignement supérieur ? L’enseignement spécifique à l’IUT ?

J’enseigne depuis 1999 à l’université, autrement dit presque depuis le début de ma thèse. Je suis dans un processus de reproduction sociale, mes parents ayant été enseignants du secondaire et mon frère étant lui-même professeur ! Enseigner m’a toujours tentée et m’a plu dès le départ, parce que transmettre des connaissances, le goût de la réflexion, de l’esprit critique est pour moi passionnant. L’enseignement supérieur me laisse davantage de liberté et de possibilités que l’enseignement secondaire ne m’en aurait permis. J’ajoute que mes activités de recherche en sont inséparables. Pour moi, c’est une chance d’enseigner et, plus largement, de vivre d’une activité intellectuelle.

Mon arrivée à l’IUT est en partie due au hasard – j’ai envoyé ma candidature pour ce poste d’attachée – et je ne le regrette pas ; les étudiants sont motivés, intéressants et agréables. En outre, je suis de plus en plus motivée pour travailler dans une formation professionnalisante. Pour moi aussi, c’est stimulant.

Quels sont pour vous les points forts de l’IUT GEA de Brétigny-sur-Orge ? Quelles méthodes d’enseignements préconisez-vous ? (théorique, pratique, expérimentale…)

Les points forts sont la solidité et l’engagement de l’équipe pédagogique et administrative, l’esprit de « groupe », si je puis dire, qui pousse tout le monde à progresser chaque année, à se remettre en question.

Quant à mes méthodes d’enseignement, j’essaie toujours de partir de thématiques contemporaines ou d’actualité relatives à la communication (dans ses différents aspects) et de poser, avec les étudiants, des questionnements socio-politiques, afin de prendre du recul par rapport à l’information évidente et peu déconstruite. Je m’efforce également au maximum de les faire réfléchir par eux-mêmes et, inséparablement, de leur donner quelques jalons théoriques et des cadres précis de présentation de leurs idées.

Si vous en aviez la possibilité financière, logistique ou bien en termes de personnels, dans l’idéal pour vous quelle pédagogie ou quelle formation verriez-vous en IUT pour les étudiants ?

Il est difficile pour moi de répondre car cela reviendrait en quelque chose à critiquer la formation dans son aspect actuel. Evidemment, on peut toujours faire mieux, alors je dirais : peut-être plus de méthodologie et de suivi individuel, afin, parfois, de « motiver les troupes ». Mais certains enseignants – dont moi – le font indirectement.

De votre point de vue, quels sont les atouts d’un DUT GEA ?

La possibilité d’appliquer assez vite les connaissances acquises, sans priver ceux qui le désirent de poursuivre des études et de les réussir. C’est une formation exigeante et rigoureuse.

Thème : Le DUT GEA, accessibilité et profil.

De quelles filières proviennent les étudiants bachelier ?

La quasi-totalité viennent de bacs généraux et, dans une moindre mesure, technologiques. Avec une bonne part de bacheliers ES.

Pouvez-vous nous décrire plus en détail le profil d’un étudiant en GEA ?

Pour les points forts : une bonne culture économique et générale, une envie de réussir, une motivation louables. Je suis également sensible au fait que la plupart ont une conscience aiguë de la réalité extérieure, ce qui n’est pas le cas partout. Pour les points faibles, je dirais une attente parfois trop grande d’être guidé, accompagné, un manque d’initiatives mais c’est un peu normal à cet âge et c’est aussi pour cela qu’ils choisissent ce type de formation.

Pensez-vous que l’IUT GEA de Brétigny-sur-Orge a un profil type d’étudiant, ou plutôt qu’il est ouvert à tout type de profil?

Il faut avoir des bases solides dans au moins une partie des matières et une grande capacité de travail. En théorie, tout bachelier y correspond ; dans les faits, non. Ceci dit, les lacunes se comblent si l’on est motivé et persévérant !

Quelles sont alors les qualités essentielles pour réussir en fonction de notre provenance? Pour les bacs généraux, ce sont les matières techniques qui peuvent poser problème. C’est l’inverse pour les autres. Mais encore une fois, lorsqu’on est motivé et qu’on a un minimum de bases, rien n’est impossible.

De votre point de vue, les étudiants s’entendent-ils bien, ou remarquez-vous des tensions ?

Je n’ai pas observé de tensions majeures… Mais je ne vois pas tout, évidemment ! Cela dépend beaucoup des dynamiques de groupes.

Quelles sont les possibilités post-DUT GEA offertes à l’étudiant ?

Les licences pro comme les parcours universitaires « classiques » (LMD). Les écoles de commerce et de communication peuvent aussi être un bon débouché, même s’il faut s’accrocher pour les intégrer mais encore une fois, je suis de ceux qui pensent qu’avec du travail et de la persévérance, tout est possible…

Son blog : http://mariececilenaves.wordpress.com/

Romaric


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