Publié par : iutgea2009 | 22 février 2010

Dossier Réseaux Internet: Dérives et enjeux du système 5/10

Dérives et enjeux du système

Les risques encourus par les utilisateurs de Facebook sont tout d’abord le non respect de leur vie privée et ensuite les dérives qui menacent la confiance accordée aux réseaux sociaux.

En premier lieu, les risques qui pèsent sur le respect de la vie privée des utilisateurs sont suivis de près par la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Elle a effet sonné l’alarme sur la non protection des données personnelles des utilisateurs de Facebook.

L’enjeu majeur de cette violation de confidentialité est l’entrave au droit à l’oubli. Cette appellation renvoie au traçage dans le temps des informations personnelles collectées, notamment sur Facebook. En d’autres termes, une information publiée à un moment donné ne sera pas forcément d’actualité tout au long de la vie de l’individu, mais restera dans les données du serveur de Facebook. Cela remet en cause la liberté de pensée et d’expression. Au-delà de la masse d’informations que peut détenir Facebook, de la religion aux partis politique en passant par les orientations sexuelles, la surveillance sur Facebook se manifeste par la veille permanente du partage d’informations. En effet, les utilisateurs ont accès aux profils, photos, vidéos, messages échangés des autres utilisateurs. De plus, excepté la discussion en ligne, les messages échangés via Facebook restent en mémoire, ainsi que les bases de données des individus, même après leur désinscription. Facebook peut servir d’intermédiaire pour les employeurs afin de contrôler le profil du candidat. Le phénomène Facebook laisse l’impression d’être épié en permanence de tous nos faits et gestes, comme si l’on n’avait pas le « droit à l’erreur ».

Par ailleurs, Facebook a dernièrement changé ses paramètres de confidentialité. Par défaut, même les non utilisateurs de Facebook auront accès au contenu de votre profil. Ainsi, la nouvelle politique de confidentialité Facebook remet profondément en cause la protection des informations individuelles. En effet la nouvelle réglementation implique que : « Certaines catégories d’informations telles que votre nom, la photo de votre profil, votre liste d’amis et les pages dont vous êtes fan, si vous êtes homme ou femme, votre région du monde et les réseaux auxquels vous appartenez sont considérées comme des informations publiques (y compris pour les applications) et ne sont donc pas associées à des paramètres de confidentialité ».

Les autres menaces liées à l’utilisation de réseaux sociaux tels que Facebook, ou Myspace… se manifestent par la possibilité d’usurpation de la personnalité. Toute personne malveillante peut s’y inscrire sous une autre identité que la sienne, vraie ou fausse, et y divulguer des informations compromettantes. D’où le risque d’interventions de pédophiles, qui utilisent cette technique pour arriver à leurs fins. Par exemple, un enquêteur de police, dans le cadre d’un travail d’investigation, a créé le profil d’une jeune écolière new-yorkaise de 14 ans. Une semaine plus tard, il reçoit un message d’un homme de 24 ans qui lui demande des photos d’elle « nue ». L’enquêteur a alors envoyé une plainte à Facebook qui s’est engagé à filtrer ce genre de contenu. Or, aucune réelle mesure n’a été prise.

De plus, les réseaux sociaux sont la cible même des virus. Dernièrement, le ver « Koobface » a utilisé le biais de la messagerie Facebook pour infecter les ordinateurs des utilisateurs et obtenir ainsi des informations confidentielles tels que le numéro de cartes bleues. De même, sur MSN et Facebook, les utilisateurs infectés par un virus le retransmettent automatiquement à leurs contacts via un lien Internet malveillant. Il s’agit de « Storm Worm », qui télécharge le virus après avoir cliqué sur le lien Internet.

La dérive la plus redoutée de Facebook serait de revendre les informations confidentielles aux membres d’organismes religieux, gouvernements, Etats, etc. Aussi la défaillance de sécurité peut-elle conduire à la surveillance terroriste du site. Sur Facebook, la présence de groupes racistes, terroristes, proanas ou autres extrémistes inquiète.

Enfin, d’un point de vue sociétal, on observe une banalisation de certaines pratiques discriminatoires. Souvent décrites comme étant à prendre au « second degré », elles rassemblent par moments des personnes qui pensent vraiment les choses qu’elles écrivent. Ainsi, sur Facebook par exemple, il ne fait pas bon être roux : les groupes « Si on écrivait « fumer rend roux » sur les paquets de clopes, beaucoup arrêteraient » (plus de 283.000 fans), « Arrêtez avec les roux, ce sont des personnes normales… Nan J’déconne! » (5.000 fans), « Je suis écolo et j’aime les lépreux car ils sont biodégradables » (plus de 10.000 fans) sont suivis de très prés par toute une gamme « d’anti » : « anti-juif », « anti-arabe », « anti-gay », « anti-moche », « anti-blonde », « anti-brune », « anti-femme » etc. Ces groupes peuvent grandir de jour en jour, et ont parfois en commun la haine.

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Responses

  1. bonjour je besoin cours de commutateur de réseaux internet


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