Publié par : iutgea2009 | 14 janvier 2010

La bourse aux grandes écoles

A l’heure où les universités acquièrent davantage d’autonomie, le système de sélection aux  grandes écoles fait polémique. Après avoir réussi à atteindre l’objectif de 30% d’élèves boursiers dans les classes préparatoire à la rentrée 2009, le gouvernement élargit son objectif aux grandes écoles.

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur ne parle pas de  quota d’élèves boursiers dans les grandes écoles, mais bien  d’objectif  fondés sur le « volontarisme ».Plusieurs moyens d’application peuvent être mis en place. Tout d’abord, adapter le concours, créer une filière spécifique, accompagner les élèves défavorisés dans leur préparation aux concours, ou élargir les effectifs comme le préconisent certains sociologues. Valérie Pécresse a aussi évoqué son souhait d’élaborer en partenariats avec les grandes écoles une « charte sur l’égalité des chances ».

Les grandes écoles ne voient pas cet objectif du même œil. En effet, la Conférence des Grandes Ecoles a rejeté la proposition du gouvernement en décembre dernier.  Bien que les grandes écoles reconnaissent l’importance de la démocratisation sociale, elles craignent que la mise en place de cette proposition abaisse le niveau et donc le prestige de leurs établissements. Cette ouverture sociale contraint certains établissements du supérieur tels que Polytechnique ou HEC, loin de cet objectif avec 10 à 15% d’élèves boursiers seulement.

« Dire que parce qu’il y a plus de personnes défavorisées qui ont accès à nos grandes écoles, [il y a] affaiblissement du niveau et de la qualité d’enseignement reçus et du niveau général, c’est une adultération et un propos absolument scandaleux » a affirmé le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, Yazid Sabeg.

L’égalité des chances est l’objectif controversé du débat. Ne pas imposer de quotas mais fixer un tel objectif, favoriserait quand même la discrimination positive, pratique qui cherche à défier l’inégalité sociale mais qui contribue pourtant à créer de nouveaux problèmes d’exclusion sociale. Elle ne réduit qu’une partie du problème car l’accès reste limité et ces nouveaux venus ne serait-il pas montrer du doigt parce qu’ils auraient déjoué l’insertion formelle qui va de pair avec le prestige de l’école ?

Quelle mesure adopter en faveur de l’ouverture sociale et de la réussite au mérite dans l’enseignement supérieur, sans réserver ce droit aux plus fortunés ?

Faute d’autres mesures, le comité gouvernemental envisage de modifier dès 2011, l’organisation de l’accès aux concours.

A.J

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