Publié par : iutgea2009 | 29 octobre 2009

La grippe A en question.

La grippe A, apparue au Mexique en 2009 a aujourd’hui une ampleur mondiale.

En France métropolitaine, la grippe A compte 188 cas graves et 32 décès depuis le début de l’épidémie en février 2009. A une échelle internationale, la grippe A  fait à ce jour 6494 décès.

Quelles sont les différences entre la grippe A et la grippe saisonnière ?

Bien que le mode de transmission soit similaire, la propagation du virus de la grippe A est beaucoup plus rapide et virulente que celle de la grippe saisonnière. Les victimes décédées de la grippe saisonnière sont principalement les sujets à risque, tandis que la grippe A atteint aussi bien ces individus que les jeunes en bonne santé. Le temps d’incubation de la grippe A s’élève à cinq jours, soit deux fois plus qu’une grippe saisonnière. Le risque de contamination est d’autant plus fort. De plus les sujets ne présentant pas de problèmes de santé particuliers peuvent guérir sans traitement médical de la grippe saisonnière alors qu’un traitement s’avère indispensable pour guérir du virus de la grippe A (H1N1). Même après traitement, l’individu ayant présenté un cas de grippe A peut être contagieux pendant 8 jours. En ce qui concerne les vaccins, celui de la grippe saisonnière ne traite pas le virus de la grippe A. Un vaccin spécifique à la grippe A est indispensable pour s’en prémunir et en l’absence de celui-ci le taux de mortalité pour les personnes ayant contracté le virus est de 0.4 pour mille. Le vaccin contre la grippe A est présent sur le sol français depuis mi-octobre et sera à la disposition de chacun par ordre de priorité.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes sont une forte fièvre, accompagnée de toux, de maux de gorge, le nez qui coule, une grande fatigue et des courbatures. Des anomalies digestives peuvent apparaître. Les cas graves présentent des difficultés respiratoires, des états de confusion, et des douleurs au dos. Inversement, la maladie peut être déclarée même en l’absence de symptômes.

Comment se protéger ?

Le meilleur moyen de se protéger est d’éviter tout contact avec les individus contaminés. Au quotidien, il existe des moyens de prévention plus objectifs.

Les mains sont particulièrement exposées au contact des objets et des individus contaminés. Aussi se laver régulièrement les mains ou utiliser une solution hydro alcoolique sont les moyens les plus pratiques de prévention au quotidien.

Dans les zones à risque, le port du masque chirurgical permet de limiter la transmission du virus par voies respiratoires.

La mesure vaccinale reste controversée car nous n’avons pas encore assez de recul pour déterminer d’éventuels effets secondaires. De plus, dans de rares cas, le vaccin peut engendrer le syndrome de Guillain Barré, maladie grave du système nerveux. Cependant, la vaccination est fortement conseillée à tous et en particulier aux personnes à risque (femmes enceintes, individus atteints de difficultés cardiaques ou respiratoires, enfants et personnels de santé). En effet, cela reste le moyen le plus efficace pour lutter directement contre le virus. On constate que le risque de contracter le syndrome de Guillain Barré  suite à la vaccination est d’ un cas sur 100000 personnes, alors que le taux de mortalité de la grippe A est d’environ 40 cas sur 100000 personnes. Ainsi, le risque encouru est moindre avec la vaccination. Depuis le 12 novembre 2009, la campagne de vaccination est ouverte. Les personnes concernées, c’est-à-dire le personnel de santé, nourrissons de moins de six mois, et autres personnes à risques recevront une lettre de la caisse nationale d’assurance maladie les invitant à se faire vacciner dans un centre de vaccination.

Quels traitements ?

Le traitement préconisé pour les personnes gravement atteintes par ce virus est la prise d’antiviraux tels que le Tamiflu et ses dérivés, alors que le traitement administré aux sujets présentant des cas bénins sera celui d’une grippe classique, tel que le paracétamol.

Quels sont les enjeux économiques ?

La France a dépensé 1,5 milliards d’euros en matériels de précaution et en campagnes d’information[1].

La menace de pandémie a profité à l’industrie pharmaceutique qui ne cesse d’accroître ses ventes de produits préventifs.

Les victimes économiques sont notamment les compagnies aériennes. Le directeur général de l’Association Internationale du Transport aérien a estimé une chute de 7,2% du nombre de passagers au début du mois de septembre 2009. Il en est de même, pour l’industrie du tourisme qui, d’après une étude de l’organisme représentatif de la profession[2], qui pourrait voir son activité chuter de 3,5%.

Le rôle médiatique est sans nul doute essentiel dans la prévention d’un virus qui a déjà fait des ravages, mais sa sur-médiatisation n’a heureusement par généré de psychose.

En effet, selon un sondage du TNS-Sofres du 28 août dernier, deux tiers des Français ne se déclarent pas inquiets.

A.J


[1] Le nouvel observateur, septembre 2009

[2] WTTC : World Travel & Tourism Council

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